Environnement · Données historiques mensuelles d'Eco2mix RTE.
Mix électrique RTE : 10 ans d'évolution nationale d'Eco2mix
Comment notre électricité s'est-elle décarbonée ? Suivons les parts de l'éolien, du solaire et du nucléaire de 2012 à début 2026.
Vue nationale : trajectoire 2008-2025
Intensité carbone (g CO₂/kWh) et parts éolien/solaire (%)
Détails des données
Intensité carbone 2025
17.4 g CO₂/kWh
Moyenne nationale annuelle (Eco2mix consolidé)
Part des ENR 2025
28.6 %
Cumul moyen hydro, éolien, solaire et bioénergies
Éolien : 2013 → 2025
2.9 → 9.0 %
Part moyenne dans la production nationale
Baisse CO₂/kWh
-71.7 %
De 61.5 g (2013) à 17.4 g (2025)
Faits clés
- Décarbonation en marche : l'empreinte carbone moyenne du kWh français est passée de 61.5 g CO₂/kWh en 2013 à 17.4 g CO₂/kWh en 2025 · soit une baisse de -71.7 %.
- Essor éolien : la part moyenne de l'éolien dans la production électrique nationale a grimpé de 2.9 % en 2013 à 9.0 % en 2025.
- Percée solaire : le photovoltaïque moyen annuel s'élève désormais à 6.3 % de la production en 2025 · contre seulement 0.9 % en 2013.
- Le nucléaire reste central : la filière nucléaire continue d'assurer la majorité de la production d'électricité de base (dépassant généralement les 60-70 % selon les mois et les cycles de maintenance).
Mix électrique national : l'évolution d'Eco2mix
Comment a évolué la part des énergies renouvelables et fossiles dans notre électricité depuis 10 ans ? Les données historiques nationales d'Eco2mix consolidées par RTE permettent de retracer heure par heure, jour par jour, le mix de production réel et son contenu en carbone.
CO₂/kWh · Intensité carbone
Intensité carbone
« L'un des mix électriques les plus bas d'Europe »
Le taux de CO₂ dépend directement du recours aux centrales thermiques (gaz et charbon).
En hiver, lors des pointes de consommation, le taux peut ponctuellement monter car la France démarre ses unités thermiques de secours, tandis qu'en été, la combinaison du solaire et du nucléaire réduit l'empreinte carbone à des niveaux minimes.
ENR variables · Renouvelables variables
Renouvelables variables
« Une complémentarité saisonnière marquée »
L'éolien produit principalement en hiver et en automne, là où la demande d'électricité est maximale.
Le solaire culmine de mai à août, compensant l'arrêt saisonnier de certains réacteurs nucléaires pour maintenance.
Pourquoi plusieurs séries ?
L'intensité carbone de l'électricité française reste structurellement basse grâce au nucléaire et à l'hydraulique, mais l'ajout de capacités éoliennes et solaires permet d'exporter plus d'énergie propre vers nos voisins européens.
Analogie : le mix électrique français est comme un grand orchestre symphonique. Le nucléaire est la section des cordes, assurant le fond sonore constant. Les renouvelables éolien et solaire sont les solistes qui jouent fort lors des saisons favorables, tandis que les centrales à gaz interviennent comme des percussions rapides uniquement pour marquer le rythme lors des pointes.
Ce que ce n'est pas
- Il s'agit de la production et non de la consommation finale (qui inclut des pertes réseau).
- Les données sont agrégées mensuellement pour mettre en évidence les tendances structurelles, au-delà des variations quotidiennes.
- Le taux de CO₂ est calculé à partir des facteurs d'émissions des filières thermiques directes.
Ce que ces chiffres ne disent pas
L'intensité carbone et les parts de production électrique sont des moyennes mensuelles. Elles ne reflètent pas les pointes de consommation hivernales infrajournalières.
Sources
Données éco2mix nationales consolidées et définitivesRéseau de Transport d'Électricité (RTE) · 2026-05-28